Introduction : Le paradoxe de l’EFTP moderne
L’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) devraient être le cœur battant de la main-d’œuvre moderne, mais de nombreux programmes ont du mal à maintenir ce cœur en vie. Dans tous les pays, les établissements d’EFTP font face à des faibles taux d’inscription, des taux d’abandon élevés et des nombres de diplômés en baisse, même si la demande de professionnels qualifiés augmente. C’est ce qu’on appelle le déficit de compétences.
Selon l’UNESCO, moins de la moitié des étudiants inscrits en EFTP terminent leurs programmes dans certaines régions, et dans les économies de l’OCDE, les taux d’abandon précoce peuvent dépasser 30 %.
Le problème n’est pas la pertinence de l’EFTP, c’est la manière dont il est dispensé. La technologie pourrait-elle aider à surmonter ce problème, et si oui, comment ?
Apprenants pratiques, cours passifs
Les étudiants en formation professionnelle apprennent différemment. Ils sont attirés par l’EFTP parce qu’ils veulent travailler avec leurs mains, résoudre des problèmes pratiques et voir des résultats immédiats. Pourtant, trop souvent, ce qu’ils trouvent, ce sont des modules chargés de texte, de longues sessions théoriques et des supports de cours statiques qui semblent déconnectés de l’atelier ou du laboratoire.
Cette déconnexion affecte à la fois la motivation et les résultats d’apprentissage. Les recherches sur l’engagement dans l’éducation montrent systématiquement que la participation active et le contenu multimodal améliorent la compréhension et la mémorisation, exactement ce sur quoi l’EFTP a été construit. Mais lorsque la transformation numérique contourne la formation professionnelle, les étudiants se retrouvent avec des expériences d’apprentissage obsolètes qui ne reflètent pas leur façon de penser ou de fonctionner.
En conséquence, même les apprenants très motivés peuvent se désengager tôt, non pas parce qu’ils manquent de capacités, mais parce que le format d’apprentissage ne correspond pas à leur style d’apprentissage ni à leurs attentes liées à l’EFTP.
La barrière linguistique : un facteur caché dans les taux d’abandon
Un obstacle moins visible, mais tout aussi important, à l’engagement dans l’EFTP est la langue. Dans de nombreux pays, l’EFTP attire un nombre important d’étudiants internationaux, qui ne maîtrisent peut-être pas parfaitement la langue d’enseignement.
Cela crée un écart d’apprentissage immédiat : le matériel écrit chargé de théorie devient une source de frustration au lieu d’enrichissement. Même si ces étudiants ont les aptitudes techniques et la motivation, la maîtrise de la langue détermine leur rythme et leur confiance, et non leur capacité réelle.
Ce n’est pas un petit problème, c’est un problème structurel. Dans des régions comme l’Europe du Nord et l’Amérique du Nord, jusqu’à 25 % des apprenants en EFTP sont nés à l’étranger (OCDE, 2022). Et les études montrent systématiquement que les apprenants ayant des compétences linguistiques limitées sont plus susceptibles d’abandonner tôt.
Pourtant, c’est aussi un obstacle relativement facile à surmonter avec les bons outils :
- Ressources simplifiées et multilingues
- Enseignement basé sur le visuel et l’audio
- Technologie vocale (comme la synthèse vocale) qui permet aux étudiants d’écouter et d’apprendre dans la langue qu’ils comprennent le mieux
Lorsque les apprenants peuvent traiter l’information d’une manière qui correspond à leur contexte et à leur zone de confort cognitive, l’engagement s’améliore naturellement.

Au-delà des outils : un changement de mentalité
Le défi pour l’EFTP ne consiste pas seulement à adopter de nouvelles technologies, il s’agit d’améliorer l’engagement des étudiants. Pour les étudiants en formation professionnelle, l’engagement vient de l’action, pas de la lecture. Il vient de la connexion entre la théorie et les résultats concrets, et d’environnements d’apprentissage qui respectent leurs capacités et leurs styles d’apprentissage.
La technologie, y compris les outils vocaux accessibles tels que la synthèse vocale, joue ici un rôle important, non pas comme un remède miracle, mais comme un pont. Un pont entre les apprenants et le contenu, entre la théorie et la pratique, entre l’inclusion et la motivation, et finalement entre les étudiants et l’emploi de leurs rêves.
Conclusion : L’engagement comme fondement des compétences
Si le monde a besoin de plus de travailleurs qualifiés, l’EFTP doit non seulement attirer plus d’étudiants, mais aussi les maintenir plus engagés. Et l’engagement ne vient pas de plus de contenu ; il vient d’une meilleure connexion entre la façon dont les gens apprennent et la façon dont les connaissances sont partagées.
En adoptant des approches plus interactives, multimodales et accessibles, l’enseignement professionnel peut enfin s’aligner sur les principes mêmes qui le définissent : apprendre en faisant et comprendre en expérimentant.
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